public

J’ai soif d’être en fin de croire

il y a 16 jours

Dernière chute Eveil de rien par pi.R² lô public
S'il n'y avait rien qu'une phrase sans faim, j'en ferai ma prière.

La mesure en perdition d’un passé pressant, oppressant, je veux revisiter tout ce vécu d’un espace nécessaire, assumé, prendre un moment, rendre à l’offrande du temps perdu la diligence d’une âme essoufflée, ébranlée, le regard chargé, changé, large d’une connaissance impossible à négocier, à défaire, à refaire ce monde d’une mémoire d’ogre à la timidité tardive mais à l'audace grégaire, espiègle, appuyée sur le reproche de l’autre, cet extérieur, et adossée au murmure de l’amertume que la contrainte incarnante confine au vertige de la banalité, d'une sagacité échouée sur les rives d’un coeur écoeuré, essoré par la finitude lasse d'habitudes sournoises aux errances altières, là, au bout du bout d’une vie de faux choix cinglant sa brise affolante à la face d’un géant d’argile, le caractère trempé, rincé, fondant vers sa laideur singulière, attendant la promesse encore éperdue d'une vérité trahissant la certitude épaisse, cette croyance d’assoir son bout de soi sur l’emoi vorace et vagabond, la nonchalance écroulant son genou enfin ployé dans un dernier pas d’opacité, avant que le masque tombe, l'hécatombe, le front écrasé sur le sol de la fatalité, à l'aplomb d'un renoncement terminal, l’humilité fracassante, terrassante, fatale aux dernières prétentions de la suffisance personnelle, aux violentes flagrances de la séparation, de l'isolation, mais essentielle à l’éclosion des vertus cordiales d'un sentiment d’appartenance, qui dépasse et emporte tout, d'une respiration nouvelle arrachant ces larmes à la contrition, soumettant l'esprit conscient à ce plus grand que moi, ce plus fort que moi, plus soi que moi, moi, moi, moi, qui cru l’immortelle jeunesse comme irréductible maîtrise de la situation d’exister, je me retrouve, là, sans faim, le nez planté dans une matière de chair au caractère trop particulier, que j’aimerais beaucoup pour tout le reste de mon humanité, offrir au service de cette immensité, cette vitalité d’espace et de générosité, que je ressenti cette fois comme aucune autre me gorger de tranquillité, d’immobilité et d'un sentiment confiant et certains d’être arrivé, là où dans le temps comme à l’instant je me suis conquis et retrouvé. 

pi.R² lô

Au coeur de la p'tite pierre, la chute d'ô...

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